ATTENTION AUX PIQURES DE LA MER


Pendant leur baignade, les vacanciers croisent parfois des bestioles pas très sympathiques. Soyez prêts à réagir.

 

Les oursins : cet animal inoffensif –tout du moins en Europe-  reste accroché à son rocher, jusqu’à ce qu’un baigneur lui marche dessus. Ses épines (ou piquants) cassent alors sous la peau, et s’y plantent comme des échardes. Elles ne sont pas vénéneuses mais pas toujours très propres. Il faut donc retirer les débris des piquants et désinfecter. Outre la pince à échardes, une des techniques, parfois utilisée dans des postes de secours, consiste à utiliser un ruban adhésif épais.

Les méduses : la piqûre d’une méduse est douloureuse et s’accompagne de lésions d’urticaire dans la demi-heure qui suit. Des traces rouges peuvent persister pendant plusieurs jours. Cet ennemi du baigneur sévit grâce aux millions de petites capsules urticantes qui tapissent ses tentacules, souvent très longues mais guère plus épaisses qu’un cheveu. Ne pas frotter, laver la blessure à l’eau de mer, (ou avec une compresse d’alcool ou de vinaigre). La sensation de brûlure peut être calmée par de la glace. On peut aussi appliquer sur la peau mouillée du sable sec, afin de piéger les invisibles cellules urticantes. A l’aide d’une carte de crédit, on va « racler » la surface de la jambe afin d’enlever tous les tentacules.

Les vives : ce poisson est sournois. Il se tapit dans le sable et pique quand on lui marche dessus. Et cela fait vraiment très mal ! Difficile de le repérer : il ne laisse dépasser qu’une partie de sa tête, hérisse ses épines et injecte son venin. Heureusement ce dernier est thermolabile, autrement dit il se dissout sous l’effet de la chaleur. Pour apaiser la douleur, on peut plonger son pied dans une bassine d’eau chaude ou approcher de la piqûre le bout incandescent d’une cigarette ou d’un allume-cigare. Eviter quand même de se brûler…

ENCADRE : Les conseils de Vincent Dubois, pharmacien à Villeurbanne (69)

Après avoir retiré le piquant de l’oursin, il faut utiliser un antiseptique doux, non alcoolisé, à large spectre afin qu’il agisse sur un maximum de germes. En cas de rougeurs, on peut avoir recours à un traitement par voie orale (allopathique ou homéopathique) pour diminuer l’inflammation locale. Le glaçage va permettre d’anesthésier la lésion. Contre les méduses et les vives, un produit antiseptique s’impose pour désinfecter la peau. Si la réaction est forte (rougeurs, douleurs, démangeaisons), un médicament antiallergique par voie orale permettra de réduire la durée des symptômes. Localement, en fonction de l’importance de la lésion, on pourra appliquer une crème anti-inflammatoire (corticoïde) ou cicatrisante.

 

 

Brigitte-Fanny COHEN